Eddy Louiss n'est plus et je suis triste.
N'en déplaise aux pigistes de la presse quotidienne française, il n'était pas que "l'organiste de Nougaro" ; il était surtout l'un des plus grands musiciens de jazz français, de la trempe d'un Django Reinhardt (belge par l'état-civil, de partout par sa roulotte) ou d'un Michel Petrucciani (napolitain par son père).
Organiste, pianiste, trompettiste, chanteur, compositeur, chef d'orchestre, fédérateur de talents, assembleur de sonorités et de rythmes de toutes origines (jazz d'obédiences diverses, variété, électro, Afrique, Caraïbes...), dispensateur perpétuel d'euphorie et de joie.
"Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde" : Eddy Louiss avait en lui une source inépuisable, de quoi nous régaler de son surplus de musique pour nous encourager jour près jour à rejoindre la piste de danse.
J'ai eu le grand bonheur d'entendre trois fois Eddy Louiss en concert.
La première fois dans le théâtre romain de Vienne, au début des années 90 : il jouait avec sa Fanfare (une centaine de musiciens amateurs) au cours d'une soirée mémorable interrompue par un orage diluvien.
A l'Olympia en 2010, année de son retour à la scène après des années de combat contre la maladie : à nouveau la Fanfare, et Daniel Huck, Jean-Luc Ponty, un fabuleux percussionniste dont j'ai oublié le nom... Rien que d'y penser, j'ai la chair de poule.
Une ultime fois au Trianon en 2012, pour une soirée mi-jazz, mi-antillaise, marquée par la profusion instrumentale : en plus de l'orgue d'Eddy Louiss, il y avait en effet le piano d'Alain Jean-Marie, un accordéon, des violoncelles, des vents, des guitares, des batteries et des percussions....
Des concerts comme ça, j'en voudrais encore. Cette version de "Come on D.H. !" (DH pour Daniel Huck, le saxophoniste soliste de la pièce) témoigne de la ferveur unique de ces fêtes : un morceau anti-déprime à écouter tous les matins au réveil !
La première fois dans le théâtre romain de Vienne, au début des années 90 : il jouait avec sa Fanfare (une centaine de musiciens amateurs) au cours d'une soirée mémorable interrompue par un orage diluvien.
A l'Olympia en 2010, année de son retour à la scène après des années de combat contre la maladie : à nouveau la Fanfare, et Daniel Huck, Jean-Luc Ponty, un fabuleux percussionniste dont j'ai oublié le nom... Rien que d'y penser, j'ai la chair de poule.
Une ultime fois au Trianon en 2012, pour une soirée mi-jazz, mi-antillaise, marquée par la profusion instrumentale : en plus de l'orgue d'Eddy Louiss, il y avait en effet le piano d'Alain Jean-Marie, un accordéon, des violoncelles, des vents, des guitares, des batteries et des percussions....
Des concerts comme ça, j'en voudrais encore. Cette version de "Come on D.H. !" (DH pour Daniel Huck, le saxophoniste soliste de la pièce) témoigne de la ferveur unique de ces fêtes : un morceau anti-déprime à écouter tous les matins au réveil !
On peut préférer un Eddy Louiss plus intime, à l'oeuvre en petite formation. Comme cette magnifique vidéo de "Dum ! Dum !" avec Stan Getz, RenéThomas et Bernard Lubat :
Ou bien en trio avec René Thomas et Kenny Clarke :
Autre trio, enregistré la même année 68, avec Daniel Humair et Jean-Luc Ponty :
Ou bien encore en duo avec Michel Petrucciani :
Merci pour tout Eddy.

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